Les dieux gardiens du Shijin
 
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 Ombres et Lumière

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Zelazny
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MessageSujet: Ombres et Lumière   Sam 4 Oct - 19:31

PROLOGUE




La tempête faisait rage.

L’homme tout de noir vêtu s’approcha. Un silence gênant s’installa dans la maison. La lampe qui pendait lamentablement au-dessus de leurs têtes éclairait faiblement la pièce. À présent on entendait plus que le bruit du vent et de la pluie qui frappait avec force contre les carreaux.
Finalement un homme de haute stature se leva et rompit le silence ambiant :

« Combien de temps nous faudra t-il encore attendre ? » demanda-t-il impatient.
L’homme en noir sans même regarder son interlocuteur poussa un soupir et lui répondit :
« C’est pour bientôt…
- Je sais, je sais l’interrompit l’homme. Cela fait déjà quatre jours que l’on attend et vous n’avez d’autre réponse que cette réplique ! »
L’homme en noir releva la tête et lentement, avec une voix presque inaudible lui dit :
« Du calme, du calme tenta de le rassurer son interlocuteur. Vous souvenez-vous de la promesse que vous avez fait ? Je peux à tout moment interrompre le processus. C’est à vous de juger. Mais sachez une chose, c’est notre dernière chance.
- Comment peut-on être sûr qu’il s’agit de notre enfant ? Pourquoi nous avoir désigné ?
- Je n’en sais pas plus que vous. Il se pourrait que la prédilection ne soit qu’un tissu de mensonges mais nous ne pouvons pas nous permettre de laisser filer cette ultime occasion. Nous devons continuer de cultiver l’espoir de croire en une nouvelle ère. Nous devons essayer ! Faites moi confiance Mezeineas. »
Celui-ci allait rétorquer quelque chose, mais il se ravisa. Oui, en effet ce vieil ermite, mi-dieu mi-homme, en savait plus que lui. Ils ne pouvaient pas laisser ce Mal continuer de se répandre et corrompre un à un les différentes galaxies et systèmes de leur Univers. Ils avaient le devoir de tout tenter. D’ailleurs n’étaient-ils pas tous liés par la G.C.O, Grande Chartre Ogamienne ? Si, cela valait peut-être le coup. Ils ne pouvaient se permettre de perdre plus de temps.
« Très bien dit-il finalement. Mais agissez au plus vite, je vois qu’elle souffre. »
Et il se rassit en espérant que tout cela s’achève au plus vite !


Le temps se mit à passer, les secondes défilaient et semblaient des heures… La tempête s’était apaisée lorsque soudain l’homme en noir s’adressa à Mezeineas.
« Ça y est, l’heure est venue. »
Celui-ci sursauta. Il commençait à somnoler lorsque la voix de l’homme s’éleva. Se redressant, il s’étira et bailla longuement. Après quatre jours de veille en ne se reposant que partiellement, la fatigue se faisait sentir. Des cernes étaient telles deux poches d’encre noire en dessous de ses yeux.
« Lorsque je vous ferai signe, vous viendrez vous positionner ici et vous pourrez alors la soutenir. N’agissez pas avant ! Si jamais vous franchissez la ligne magique que je vais créer vous risquez d’être gravement blessé voire d’y perdre la vie.
- En quoi consiste le processus ?
- Le temps manque pour d’éventuels discours !
- Bon, très bien allons-y. »
Mezeineas souffla la bougie. La pluie avait cessé mais le vent continuait de souffler avec insistance. Son sifflement lui fit courber l’échine. Au signal il s’installa au centre d’un cercle rouge sang tracé préalablement par l’ermite.
De son côté l’homme en noir avait joint les doigts de ses mains, sa tête était baissée, les yeux clos, prêt à agir.
Allongée sur un vieux lit rongé par les mites, l’épouse de Mezeineas commençait à s’agiter. Elle sentait son ventre la tirailler. L’enfant ne cessait de bouger et donnait de petits coups douloureux.

« Nous y sommes murmura l’ermite »
De ses doigts jaillit une lumière venue de nulle part. Elle avait une teinte jaunâtre et se diffusait sur les murs de la petite demeure. Il traça un cercle autour du corps de la jeune femme tout en marmonnant d’étranges paroles dans une langue inconnue de Mezeineas. Qui était cet homme au juste ? D’où venait-il vraiment ?
Il suffisait, trêve de questions ! Les chassant donc toutes de son esprit il se concentra sur la tâche qu’il devait accomplir. Le procédé rituel de l’homme en noir continuait. A cet instant les symboles dessinés sur le sol se mirent briller avec de plus en plus d’intensité. Au dehors le vent s’était fait insistant. Mezeineas dû se protéger les yeux. La lumière en était trop forte.
Il entendit alors son épouse pousser un cri aigu. Il écarta les doigts créant ainsi un interstice laissant filtrer la lumière. Il entrouvrit les yeux et aperçut au milieu du cercle de lumière le corps de la jeune femme se cambrer de douleur. Puis elle s’affaissa. Retenant son souffle, il l’appela par son nom. La réponse ne vint pas. Craignant que le pire fut arrivé, il fit un pas de l’avant mais il se souvînt que ce n’était pas encore à son tour de jouer les héros. Il s’arrêta donc, tremblant de peur.

« Cassandre insista-t-il doucement. »
Toujours rien…
« Cassandre !
- Taisez-vous ! ordonna le magicien. »
La dénommée Cassandre ne donnait toujours aucun signe de vie. Le cœur de Mezeineas se serra. Il ne pourrait supporter de vivre sans l’être en qui il tenait le plus. Ils avaient passé tellement d’agréables moments ensemble !
C’est alors qu’un mouvement retint l’intention de l’homme qui commençait à désespérer. Un soubresaut puis un petit toussotement ; Mezeineas releva la tête plein d’espoir. Au centre du cercle une étoile à cinq branches était apparue. Elle avait une teinte ambrée. De ses cinq extrémités jaillit une pluie d’étincelles qui convergeaient toutes vers le ventre de sa seconde moitié. Celle-ci se remit à gémir, à crier et à se tordre en tout sens.
Mezeineas ne sut alors pas exactement ce qui le poussa à agir et c’est contre sa volonté ses jambes s’élancèrent.

« Mezeineas non ! Ne faites rien ! »
Il l’ignora et parvînt jusqu’au cercle et franchit la ligne.


Une douleur suraiguë lui transperça soudain le crâne comme si un taureau l’avait heurté de plein fouet. Mezeineas vacilla et s’écroula sur le sol humide. Pendant quelques secondes il crut ne pas pouvoir se relever. Avec un cri de rage et de désespoir il rassembla ses forces et se redressa.
À travers les hurlements de l’homme en noir lui ordonnant de rebrousser chemin et le bruit du vent amplifié à l’intérieur du cercle magique, Mezeineas l’ignora et continua d’avancer. Il voyait à présent des éclairs de toute part qui frappaient le sol avec force et violence. Mais aucun ne l’atteignit. Oui se dit-il, plus que quelques mètres à parcourir et il pourrait apporter de l’aide à sa femme. Chaque pas représentait pour lui un effort surhumain. Un vent glacial s’éleva et lui fouetta le visage ne rendant la tache on ne peut plus difficile. Deux mètres ! Il y était presque ! Un…
Mezeineas s’effondra auprès de Cassandre. Il ne pouvait plus faire le moindre mouvement, ses jambes étaient de plomb et refusaient de lui obéir. En fait ces muscles étaient si crispés que la souffrance avait pris le dessus sur la peur éprouvée pendant la traversée. Pauvre homme, son destin allait sûrement basculer. Lentement il tourna la tête vers son épouse et vit un bébé entre ses bras. Il voulut se redresser, mais ce fut vain. Malgré toute la détresse qui se lisait dans son regard, il sourit à Cassandre, des larmes coulant doucement sur ses joues creusées. Le temps semblait s’être arrêté.

Cependant, il savait que tout allait prendre fin ici et qu’il laisserait derrière lui un bébé qui devrait affronter milles périls. Tel était son destin et le leur aura été d’assurer la venue de celui qu’on appellera plus tard Zelazny, fils de Mezeineas et Cassandre, morts pour la Première Galaxie du Vingt et Unième Univers.







La suite la prochaine fois^^
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Zelazny
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumière   Dim 19 Oct - 17:26

L'ORPHELIN






Un univers… une galaxie... une planète… une règion… un village… un orphelinat…



Vite se hâter pour ne pas fâcher le Gros Monsieur ! Ah sa longue moustache noire, son nez crochu, ses cheveux hirsutes… ne pas se faire reperer et continuer d’avancer. Lentement. Encore un peu… ça y est, on y est presque ! Une main baladeuse et furtive vers l’objet désiré. Un petit effort pour le soulever sans bruit, le glisser lentement dans le sac… et voilà c’est bon, on le tient ! Emballez c’est pesé ! Humm ça sent bon en plus ! Maintenant se retourner sans bruit et repartir dans la direction d’où l’on était venu et se rejouir de la trouvaille plus tard. Avancer à pas feutré, et se dissimuler dans l’ombre d’un meuble. Tout allait bien se dérouler, si seulement…

« ZELAZNY ! »
La lumière s’alluma éclairant la pièce puissamment. Un homme corpulent s’approcha de l’enfant et se postra devant lui, les mains sur les hanches.
« Je me doutais bien qu’il y avait un petit rodeur ici ! tonna-t-il. Et loin de moi l’idée que c’eut été toi ! »
Ses yeux d’un noir de jet lançaient des éclairs. Zelazny se recrovilla sur lui-même espérant que l’homme se calma. Mais celui-ci ne l’entendait pas ainsi.
« Petit voyou ! La dernière fois je me suis aperçu qu’il me manquait deux trois miches de pains, une autre fois encore du jambon et maintenant qu’espérais-tu me dérober de plus ? »
Zelazny ne pipa mot, terrorisé.
« Aurais-tu perdu l’usage de la parole ? irosina-t-il. Donne moi ton sac et file ! »
D’un geste il s’empara du sac de l’enfant et le lui renvoya en pleine figure. Zelazny s’enfuit à toutes jambes, sans demander son reste.


Sur le chemin menant à l’orphelinat Zelazny marchait d’un pas lent. Sa tête était baissé et son regard triste. Ah quel dommage, une si délicieuse tarte à la framboise qui lui passait sous le nez ! Comme en signe de protestation, son ventre se mit à gronder.

« Ce n’est pas le moment de te plaindre lança Zelazny . Je te rappelle que c’est entièrement de ta faute si on en est arrivé là. Oh tu vas me dire que tu ne manges pas suffisamment. Mais ce n’est pas de ma faute. Ce que l’on nous sert à l’orphelinat est totalement abjecte. Toi tu ne te contentes uniquement que de recevoir la nourriture et de la digérer. Tes sucs gastriques te masquent le gout que je dois malheureusement endurer. Si si c’est dur je te le jure. Mais tu verras, un jour cela changera. »
Disant cela il leva la tête vers les étoiles qui brillaient dans le ciel telles de petites loupiotes éternelles. Là haut on disait que des Chevaliers Cosmiques combattaient à travers les Galaxies sur des Croiseurs, Chasseurs, Destructeurs... Que ne donnerait-il pas pour les rejoindre et quitter cet endroit maudit. S'évader pour ne plus revenir. Voler à travers l'Espace et faire ce que bon lui semble.
Cependant, du haut de ses sept ans et demi, Zelazny ne se faisait pas trop d'illusions. Le chemin des études promettait d'être long et semé d'embuches. En effet, à la fin de ses treize ans, il aurait à passer un test qui déterminerait sans doute de son destin. Entre finir cuisinier, livreur, employé de supérettes,..., ou pilote de chasse, le choix n'était pas des plus compliqués mais en avoir la possibilité de le devenir était une toute autre chose !


Il continua donc d'avancer et arriva devant la porte délabrée de la sombre bâtisse. La lourde porte grinça lorsqu'il l'ouvrit. Le concierge allait sûrement rappliquer pour voir de qui se permettait de se balader à une heure si tardive mais peu lui importait, il n'était pas d'humeur. Il regagna son lit miteux. Les dortoirs étaient dans un tel état de délabrement qu'une perpétuelle odeur de souffre planait. S'affalant de tout son poids le lit craqua violemment.
C'est avec une certaine morosité qu'il s'endormit. Dans quelques heures le coq allait le réveiller. C'est pourquoi il profita pleinement de ces quelques instants de bonheur et de joie que pouvait lui procurer un rêve. Un rêve où toutes ses ambitions devenaient réalité, un rêve où il s'imaginait ses parents bienveillants le serrant dans leurs bras, un rêve où même notre Gros Monsieur n'osait pas le réprimander lors de ses petites escapades nocturnes.



L' Orphelinat des Enfants Pupilles de l'Espace... Le Village D'Accueil ... La Région Désolée... La Planète Isolée... La Neuvième Galaxie... de l'Univers Vingt et un.



"Cocoricoooo !"




Dernière édition par Zelazny le Sam 6 Déc - 11:32, édité 3 fois
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Zelazny
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumière   Sam 29 Nov - 22:39

LES EXAMENS APPROCHENT !




La fin du mois de Mai approchait à grands pas et la température ambiante se faisait nettement ressentir. Dans moins de trente jours les examens débuteraient ; la tension était déjà palpable car tous savaient qu’une poignée d’entre eux auraient la chance de pouvoir quitter cet endroit maudit. Parfois, quelques échauffourées explosaient, mais rapidement des personnes s’interposaient et séparaient les protagonistes des ces vaines altercations.


C’est sous un soleil de plomb, qu’étendu sur l’herbe du parc de l’Ecole, Zelazny se prélassait à l’ombre d’un grand platane. Les légères brises fraîches plus que bienvenues faisaient vibrer les feuilles vertes laissant ainsi filtrer les rayons lumineux. Un oiseau solitaire perché sur l’une des plus hautes branches de l’arbre lançait de temps à autre quelques notes rendant l’instant de détente plus qu’agréable. « Peu me chaut ces sottises insensées pensa-t-il ironiquement ». Après le déjeuner, rien n’était plus important à ses yeux qu’une bonne petite sieste. Manger, dormir, lire (et travailler à l’occasion). Telle était sa devise qu’il défendait fièrement, parfois même de manière un peu trop brusque pour ce qui concernait l’avis de ses professeurs hargneux et désireux de le voir quitter au plus vite l’établissement. Zelazny acceptait difficilement les reproches qu’on eut pu faire envers lui. Rancunier au plus profond de son être et n’oubliant jamais les critiques, il répondait violement lui valant quelquefois la peine de se retrouver dans le bureau du Principal pour se faire sermonner.
« Combien de fois faudra-t-il te le répéter pauvre insolent ! Tes professeurs et moi sommes plus que désespérés par ton cas ! Crois moi que si tu ne coopères pas avec nous, le choix nous incombera de t’exclure définitivement de notre Ecole ! »
Eternel refrain qui le faisait frissonner de rire. Personne n’avait le pouvoir de le virer car quand bien même cette institution se trouvait sur la planète la moins entretenue et le plus délabrée du Système, il n’en demeurait pas moins qu’elle avait le devoir d’accueillir tous enfants laissés à l’abandon. Un mal pour un bien finalement. Ils étaient parfaitement au courant des mesures répressives qui seraient prises contre eux s’ils en venaient à chasser un élève comme lui. A leur grand malheur Zelazny le savait aussi. C’est pourquoi, et aussi dans le but d’alimenter ce perpétuel conflit entre lui et ses professeurs, Zelazny ce jour là avait décidé de ne pas assister aux derniers examens blancs de l’année. « Luxe, calme et volupté » prônait Baudelaire. La communion parfaite avec la nature, l’harmonisation idéale rendant la réflexion possible et ainsi le pouvoir d’agir librement ! Qu’il faisait chaud et bon en ce début d’après-midi !


C’eut été sans compter le bruissement de l’herbe s’aplatissant sous les pieds d’un nouveau venu. Relevant paresseusement la paupière droite Zelazny entraperçu la silhouette d’un homme, mains sur les hanches. Le contre-jour ne lui permit pas de reconnaître l’individu mais sa voix l’était bien au contraire. L’homme s’avança un peu plus masquant le soleil et lui dit d’un ton de défi :

« Prêts pour l’épreuve d’Histoire des Sciences Astronomiques Monsieur Zelazny de l’Orphelinat ? »
Sans se redresser pour autant Zelazny marmonna ce qui aurait pu ressembler un juron.
« Qu-que quoi ? balbutia l’homme interloqué.
- Non rien monsieur le Pion, répondit calmement le garçon.
Se reprenant, l’homme lui lança :
« J’espère bien oui ! Relevez vous quand je vous adresse la parole ! Ne vous a-t-on jamais appris les bonnes manières ? Bien, c’est mieux ainsi. Alors comme cela vous avez décidé de vous prélasser tandis que vos camarades bossent ?
- Peu m’importe, je sais que je les VERITABLES examens, je les passerai haut la main. »
Réprimant un rire des plus railleurs, l’homme lui assura :
« Mon dieu ! Voyiez-vous cela ! Ha ha on ne pourra retenir qu’une chose de vous mon cher ; vous avez de l’humour ! Oui de l’humour je vous le concède !
- Hum hum… moi au moins, je ne terminerai pas le reste de ma vie à m’occuper de gamins ! Diplôme ? Ce mot vous parle-t-il ? Mes avis que même vos vieux n’y avaient pas apporté grande importance à votre éducation ! Il serait même curieux et drôle d’ajouter que… »

CHTACK !!

C’était le bruit de la claque que reçue Zelazny l’envoyant ainsi à terre au milieu de l’herbe touffue. Reprenant difficilement ses esprits, Zelazny se tint la main sur la joue qui rosissait déjà. Un cri rageur sortit de sa gorge et il s’élança sur le Pion qui sans mal se décala vers la droite un petit pied tendu vers l’avant. Dans son élan, l’enfant malheureux ne pu éviter le croc-en-jambe. Il s’étala de tout son long, s’éraflant l’autre joue.

« Que cela vous serve de leçon petit impertinent ! Ô combien j’aurais aimé que vous parents vous voient ainsi mordant lamentablement le sol ! Mais où ai-je la tête ! Ils ne sont plus de ce monde, j’oubliais ! »
Il rejeta la tête en arrière et partit dans un grand rire sadique. Mais celui-ci fut bref car un coup bas, furtif et bien placé lui fit perdre toute envie de se moquer. Son teint vira alternativement du rouge vif au blanc pâle, les mains plaquées sur son bas-ventre. Il s’écroula une horrible grimace déformant son visage rondelet.
Se relevant, Zelazny s’enfuit à toutes jambes.



Il ne s’arrêta qu’une fois arrivé à l’orée de la Forêt Aux Milles Maux. Grande, profonde et inquiétante, elle se trouvait tout juste derrière l’Orphelinat délabré. Haletant, il se courba pour reprendre progressivement son souffle. Il allait encore avoir des soucis c’était certain. Mais au fond de lui, une petite voix intérieure exultait d’avoir mis à terre le Pion. Il avait insulté ses parents et pis que ça, il avait fait revivre en lui la douloureuse vérité qui était qu’ils n’étaient plus de ce monde. D’eux, il n’avait qu’une photo. D’où venait-elle, qui le lui avait donné ? Zelazny n’avait pas souvenance d’avoir connu une personne ayant un quelconque lien avec ses parents. Quoi qu’il en soit, lorsqu’il rentrerait et qu’il conterait ses exploits à ses amis de chambres, il doutait fort qu’ils le croiraient.
Son pouls était redevenu normal ; aussi il se remit en marche s’enfonçant dans la Forêt. A mesure qu’il avançait, la lumière décroissait lentement mais ses pupilles, sous l’action des muscles ciliaires, se dilataient afin de laisser passer plus de lumière. Non finalement il ne rentrerait pas dormir à l’Orphelinat, il préférait passer la nuit dans la petite cabane accueillante de son ami. A une trentaine de minutes à pied en partant de la lisière de la Forêt, vivait le vieil Ermite que le temps avait rendu peu bavard. Une fois, au hasard de ses déambulations et escapades nocturnes, Zelazny avait trouvé le vieillard gisant à terre. Masse inerte sur le sol, il ne l’avait tout d’abord pas remarqué et manqua de le percuter. La Lune bienveillante avait alors dardé un de ses rayons lumineux éclairant la petite ruelle exiguë qui faisait l’angle de la Cuisine de notre Gros Monsieur. Marmonnant des paroles inintelligibles le pauvre homme accepta volontiers l’aide du garçon. L’aidant donc à se mettre debout il l’avait conduit à la Cuisine pour y avertir le cuistot. Celui-ci lui avait offert un bon petit repas consistant accompagné d’un petit pichet de vin rouge. Le lendemain, le vieil homme le remercia et Zelazny en eut les larmes aux yeux. Jamais dans sa vie il n’avait reçu tels compliments.



C’est ainsi qu’il avait connu l’Ermite. Celui-ci parlait rarement de lui-même mais écoutait toujours avec un sourire contenu au coin des lèvres les aventures du petit garçon. Loin de Zelazny l’idée que cet homme était en réalité celui qui avait connu ses parents. Celui là même qui avait assisté à la naissance de notre petite tête brûlée.





Voilà la suite qui j'espère plaira^^
Sheb, tu penses qu'on pourrait faire une partie reservée uniquement aux commentaires des RP pour qu'ils soient tous les uns en dessous des autres ?
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Zelazny
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumière   Jeu 12 Mar - 13:14

RÉSULTATS



Une douce fraîcheur matinale vint envahir la petite chambre exiguë dont les fenêtres étaient délibérément grandes ouvertes. L’air était chargé de rejet de dioxyde car un jeune garçon y avait passé la nuit. Une nuit calme et sans rêve. Un vent timide fit gonfler les rideaux et ceux-ci retombèrent en plein sur la figure de l’enfant. Cela n’affecta nullement son sommeil profond ; il continuait à ronfler faiblement.

Ce calme ambiant aurait pu durer quelques heures de plus, assurément ! Mais c’était sans compter l’irruption soudaine dans la pièce d’un vieillard armé d’un solide bâton de soutien. Sans ménagement, il assena le sol d’un coup violent, ce qui eut pour effet immédiat de faire redresser l’hôte de la chambre en sursaut.

« Debout bougre d’idiot ! brailla l’homme. Tu as vu l’heure qu’il est ! Tu devrais déjà être parti depuis cinq bonnes minutes ! »
Prenant un air irrité, Zelazny lui lança un :
« Olé doucement vieux ! Tu m’as fiché une de ses frousses ! Ne refais plus jamais ça, j’ai vu ma vie défiler !
- On en reparlera peut-être tout à l’heure veux-tu ? Je te le répète, tu es déjà en retard.

- Quoi ? Il y a même pas cinq minutes il était huit heure. Je n’ai fait que me retourner une fois et… »

Tournant les yeux vers l’écran digital annonçant l’heure, il s’interrompit et poussa un grognement de stupeur.
« Par l’Espace ! Mais je vais être en retard !
- Laisse moi rire… »

S’extirpant de son lit, non sans mal, la couverture s’étala sur le sol glacial. N’y prêtant pas attention Zelazny dévala les escaliers sous l’œil à la fois amusé et courroucé de l’Ermite. Il s’offrit un maigre petit déjeuner et fila en direction de la salle de bain laissant bol et couteau sur la table. Trois minutes plus tard le voilà qu’il partait à grandes enjambées, oubliant même de refermer la porte.

« Oh mon dieu, je vais louper la cérémonie des résultats ! pensa t-il. Pourquoi a-t-il fallu que ça tombe sur ce jour là ?»
Il ne pouvait se le permettre… pas aujourd’hui quoi !
La Forêt aux Milles Maux était calme mais de temps à autres de petits oiseaux tentaient quelques notes hasardeuses. Sinuant à travers les arbres, les buissons, les crevasses et évitant la mousse glissante il courait comme si le diable en personne était à ses trousses. Un petit chemin le guidait à travers ce labyrinthe lui facilitant l’orientation à choisir.

« Jamais je ne serais à l’heure… se dit-il désespérément. ».
Zelazny ne ralentit l’allure qu’une fois arrivé devant un ruisseau coupant transversalement son chemin. Un gros chêne centenaire se tenait sur sa droite. Le contournant il dénicha une longue branche et la positionna perpendiculairement créant ainsi un pont artificiel. Reprenant son souffle, il évalua la situation. La cérémonie des résultats, celle tant attendue qui allait indubitablement changer le cours de sa misérable vie d’enfant pupille de la Nation était prévue pour neuf heure et demi. Il lui fallait environ une trentaine de minutes à pied pour traverser l’épaisse forêt. Lorsqu’il avait quitté précipitamment le logis de son ami l’Ermite, il ne lui restait plus que quinze petites minutes ! Avec un peu de chance, sa course lui prendrait à peu près ce temps-là. Il y avait donc encore un peu d’espoir ! Bien, allons-y !
S’élançant sans plus attendre sur cette construction de fortune il arriva sans mal à l’extrémité du ruisseau. Il entendit au loin le rugissement puissant d’une bête qui venait de s’éveiller. A mesure qu’il avançait, la forêt perdait de sa densité, la lumière s’accroissait et l’air devenait plus respirable, moins étouffant. Débouchant dans une clairière, l’enfant bifurqua vers la gauche s’écartant du chemin. Il s’agissait là d’un raccourci qu’il était le seul à connaître. Ô combien il lui avait été utile lorsque pris en flagrant délit d’effractions, il se faisait poursuivre par des hommes ou femmes en colère. Ce raccourci offrait notamment l’opportunité de pouvoir se cacher de ses poursuivants, un avantage non négligeable certainement.

« On y est presque, oui ça y est, je vois l’orée de la forêt ! »

C’est donc ainsi qu’il émergea, de la forêt, la sueur mouillant ses habits qui lui collaient désormais à la peau. Et bien bravo, il allait être beau pour la remise des diplômes… Trottinant à présent, il rejoignit son école et se rendit dans le grand hall d’entrée. De nombreux élèves étaient déjà présent. Jetant un bref coup d’œil à sa montre, elle lui apprit que la cérémonie allait débuter dans deux minutes. Il s’en était fallut de peu.
Plus loin, un enfant se détacha d’un groupe et lui adressa de grands signes de la main. Zelazny se dirigea donc vers lui, un petit sourire apparaissant à la commissure de ses lèvres.

« Hey Zel ! J’ai bien cru que tu ne viendrais pas !
- Et moi de même Manu, moi de même.
- Tu es détrempé de sueur dis moi. Que s’est-il passé ?
- Je t’expliquerai cela plus tard. Je vois le directeur approcher et les professeurs avec. Installons nous. »

En effet, le directeur de l’établissement était apparu subitement à travers un Portail de téléportation. A sa suite, tous les professeurs ainsi qu’une centaine d’hommes et de femmes surgissaient comme par magie. S’asseyant sur les sièges prévus aux étudiants, Zelazny sentit en lui une pointe d’excitation. Oui, là, enfin ! Il allait quitter dans quelques temps cette planète désaffectée !

Attendant que le silence se fasse, le directeur se munit d’un micro.

« Mes chers étudiants. Ça y est, on est bien ! »
De petits applaudissements timides retentir. Timide en effet, car tous attendaient les résultats des examens.
« Lorsque nous vous avons recueilli il y a de ça déjà quelques années, vous n’étiez que des bébés. Pour certains abandonnés, pour d’autres laissés pupilles de notre Nation. Ce que la Grande Guerre vous a enlevé, nous – professeurs ici présents et moi-même – nous sommes efforcés de vous le redonner. Nous vous avons apporté tout notre savoir faire, toutes nos connaissances pour qu’un jour vous puissiez retrouver une vie normale, une vie de réussites.
Les examens que vous avez passé il y a un mois vont déterminer de votre avenir. Ceux qui auront été reçu se verront affecté d’un Chasseur qui complétera votre formation. Vous lui devrez respect et obéissance. Il sera votre mentor, votre tuteur, votre seconde famille. Ce sera lui et uniquement lui qui déterminera quand vous serez aptes à pouvoir voler de vos propres ailes.
Cette année vous avez été deux cent cinquante à passer les épreuves. Il y a ici présent cent Chasseurs et deux cents d’entre vous ont validé avec succès leur cursus. Les cinquante autres seront réorientés. Malheureusement pour eux, ils ne pourront pas devenir Chasseur. Vous intuitez donc qu’il y aura deux élèves par Chasseur. Je vais donc vous appeler un par un et vous dire vers qui vous devrez vous diriger »

Le directeur appela donc chaque élève par ordre alphabétique. Lorsqu’un élève était reçu des « hourras » et des « hip-hip » fusaient. Au contraire, quand un se voyait ne pas être affecté à un Chasseur, un calme rempli de respect emplissait le cœur des élèves. Ils se connaissaient et se considéraient (presque) tous comme frères et sœurs.
« Le Pompier Fou appela le directeur »
- C’est le tour de ton frère Manu
- Il l’aura c’est certain.

En effet le Pompier Fou leva les bras au ciel en signe de triomphe dix secondes plus tard et se dirigea vers son Chasseur. Au passage il se tourna vers les deux garçons et leur adressa un signe de la main, poing fermé et pouce levé vers le ciel.
- Son Chasseur a une sacrée dégaine lui confia Manu. J’espère être avec lui… si je suis pris…
- Mais bien sûr ne t’en fait pas mon vieux !
Cinq minutes plus tard le directeur annonça :
« Manu la Brute.»
Son ami se leva tremblant légèrement.
« Ne t’inquiète pas, l’Espace est pour toi mon ami lui adressa Zelazny.
- Manu la Brute, vous avez été reçu et vous validez votre année avec 135 points ! Votre Chasseur est désormais Haazel Thorn.
- Et bien bravo mon pote ! »
Le visage de Manu se détendit et un sourire fendit son visage. Il rejoignit donc son frère. Pour valider une année, il fallait sur 150 points en obtenir au moins la moitié. Manu avait donc réussit avec brio !

Attendant son tour avec impatience, Zelazny vit d’ancien camarades passer. Sur dix d’entre eux, deux pour l’instant avaient échoué… Et s’il faisait aussi parti de ces personnes ? La vie serait décevante, morne et sans but. Qu’adviendra t-il de lui ? Il ne pourrait supporter de voir ses amis réussir et pas lui…


« Sentinelle »
Un grand brun se leva. On eut dit qu’il attendait que la sentence tombe.
« Sentinelle, vous avez été reçu et vous validez votre année avec 142 points ! Vous remportez le prix du meilleur élève et votre Chasseur est désormais Néobasileus ! Bravo !
- Yes Senti ! hurla Zelazny à travers les applauses. Tu deviendras la terreur de l’Espace ! Soldats attention ! Le Garde de la Galaxie vous observe !»

Sentinelle se retourna et mima un soldat saluant son supérieur ce qui eut pour effet de faire rire tous les élèves ici présents. Même les professeurs se prêtèrent à cette petite distraction et se joignirent aux vivas des étudiants. Sacré Senti, songea Zelazny, tu portes bien ton nom !

Le calme revint et le directeur continua. Il ne restait à présent plus beaucoup d’élèves. La tension commençait à se faire sentir car les plus avisés avaient déjà comptés le nombre de personnes non admises et le nombre de personnes qu’il restait. Zelazny se prit lui aussi à compter et constata qu’ils n’étaient plus que vingt. Actuellement, trente neuf n’avaient pas été accepté soit environ une chance sur deux de ne pas être reçu ! Ou de l’être aussi. A mesure que la liste défilait, Zelazny se mit à montrer des signes d’énervements et faisait craquer des phalanges.

Lorsque le directeur clama son nom, l’enfant se leva comme l’avait fait ses compagnons avant lui. Avec lui ils étaient encore cinq à attendre et il restait deux places pour ne pas être reçu. Un silence pesant s’installa car tous le connaissaient. Tous savaient qu’il faisait parti des plus turbulents et des plus insolents mais tous aimaient en lui son côté rebelle et amusant.

« Zelazny, je suis au regret de vous annoncer qu’avec 74 points… »
Zelazny n’entendit pas la suite des paroles du directeur. Il s’affaissa lourdement sur son siège, le regard fixant un point au loin. Une clameur se fit entendre et des cris d’étonnement montèrent. L’enfant remarqua à peine cette petite agitation au sein des élèves. Le bruit était devenu sourd, sa vision se troubla et une larme coula sur sa joue. Une main lui attrapa l’épaule droite et Zelazny vit Manu, le Pompier Fou, Sentinelle, Loki, Meister et plusieurs autres de ses amis autour de lui.
« Viens lui glissa Loki à l’oreille. Viens, il faut qu’on discute »

Zelazny se leva interdit et ils quittèrent le lieu de la cérémonie sous l’œil sadique de ses professeurs. Seul celui qui animait les cours d’Electronique Optique semblait peiné. Suivant ses camarades dont deux le soutenaient de chaque côté, ils se rendirent dans la clairière où le jeune garçon avait emprunté son raccourci. Ils le firent asseoir péniblement et se placèrent à espaces réguliers pour former un cercle.

« Zel appela doucement Le Pompier. »
L’interpelé ne donnait aucun signe d’avoir entendu ou non les paroles de son ami. Il ne fit que cligner les yeux lentement comme si la fatigue l’assénait.
« Je sais que tu nous entends. Je comprends ta douleur et l’accepte.
Zelazny fixa Le Pomier Fou et lui répondit dans un sanglot étouffé :
« Plus rien ne vous retient ici mes amis... Ne vous faites pas du mouron pour moi.
- Arrête un peu des bêtises ! Lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois, nous nous sommes jurés fidélité et entraide. Et ce jusqu’au bout ! Ce n’est pas maintenant que l’on va t’abandonner.
- Vous perdez votre temps.
- Tais-toi un peu et écoute. Dis-moi combien de points tu as eu ?!
- Quoi ? Tu crois que cela m’amuse de vouloir remuer le couteau dans la plaie ?
- Silence ! Et réponds ! »
Jamais Zelazny n’avait vu Le Pompier Fou dans un tel état de colère. Il s’apprêtait à rétorquer mais s’abstint. Rechignant, il baissa les yeux et le lui dit.
- Très bien. Maintenant dis-moi combien de points il faut pour obtenir son diplôme ?
- 75.
- Bien et cela ne t’interpelle pas ? »
Zelazny releva les yeux mais aucun tilt ne vint et il fit non de la tête. Meister pris alors la parole :
- Bon Zel, réfléchis un peu. Ne trouves-tu pas cela aberrant qu’il te manque un point pour valider ton année ? Ne crois-tu pas une seule seconde que ceci a peut-être été fait dans une intention bien particulière ?
- Une intention qui visait assurément à ce que tu n’obtiennes pas ton diplôme ? continua Sentinelle.
- Un intention qui souhaitait freiner tes ambitions ? enchaîna Manu.

Zelazny fronça les sourcils et son visage sembla s’éclairer. Il venait de comprendre.
« Mais par l’Espace vous avez raison ! On cherchait précisément à m’humilier devant tous les élèves ! »
Une rage anima soudain sa figure et il commença à trembler.
« Non ! Je ne peux l’admettre ! Ces rigolos de professeurs et ce satané directeur vont m’entendre croyez moi ! »
Il se leva furieusement mais Loki le retint et le força à se rasseoir.
- Détends-toi Zel lui intima t-il.
- Comment peux-tu me demander cela ?!
- Parceque c’est justement ce qu’ils espèrent. Ce ne serait que plus t’humilier si tu te rendais devant eux et les insultais. Ils te connaissent, nous te connaissons et très honnêtement ça ferait très mauvais genre devant les Chasseurs ne penses-tu pas ? Contrôle toi pour une fois Zel. »

Zelazny inspira profondément et expira tout aussi fortement. Il prit le temps de réfléchir quelques instants puis s’accorda à dire :
« Vous avez raison. Ces idiots n’attendent que ça. Mais vous savez autant que moi que je ne laisserai jamais passer cet affront qu’ils m'ont fait ! Je me vengerai !
- Nous le savons mon p’ti Zel. Et c’est pourquoi nous avons décidé de nous rassembler ici »

Zelazny fixa un à un ses amis. Ils étaient tous sincères, honnêtes et par dessus tout terriblement malins. Un rictus qui voulait en dire long, et qu'eux seuls pouvaient comprendre, se forma sur son visage.
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Zelazny
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumière   Jeu 23 Juil - 14:50

LA CÉRÉMONIE

-début-


La nuit était calme, les effluves estivaux de la nature emplissaient l'air, la température quant à elle était plus que clémente. Les élèves reçus aux examens avaient eu un petit mois pour préparer leurs affaires, ranger, nettoyer, astiquer leurs chambres respectives pour laisser la place à d'autres orphelins. Les fenêtres grandes ouvertes, un faible vent venait rafraîchir l'atmosphère. Tout laissait transparaître le début d'un été riche et prometteur ! Tout sauf pour un petit groupe d'effrontés qui avait passé la plupart du mois qui leur était imparti dans la cabane de l'Ermite à tenter d'élaborer un plan.
« Mais je vous vous dis que cela ne fonctionnera pas, ils ne me laisseront jamais franchir les portes ! Seuls les reçus et les Chasseurs sont autorisés à assister à la conférence, avait un jour lancé Zelazny. »

Ce n'était pas faux, il fallait cependant trouver un moyen de faire entrer Zelazny dans la salle où se tiendrait la dernière des conférences de l'année. Le désespoir grandissait à mesure que le temps s'écoulait. Cela ne les avait rendu que plus nerveux et irritables. Que pourraient-ils faire pour que Zelazny puisse accéder à la salle. Si seulement ils pourraient bénéficier d'un peu d'aide. Quiconque mais bon sang quelqu'un !
« Dis-moi Zel, je me demandais si notre professeur d'Electronique Optique pourrait nous être d'une quelconque aide. »
Sentinelle était pensif et ne s'exprimait pas souvent mais ses remarques, bien que quelques fois brutales, étaient toujours pertinentes. On connaissait son sérieux et sa franchise et lorsqu'il prit la parole, ses amis l'écoutèrent attentivement. Il ne leur restait plus qu'une petite semaine... Aussi c'est avec calme et respect qu'ils se turent. Sentinelle exposa ainsi son idée.


« Mes très chers élèves, je me tiens devant vous ce soir et ce n'est plus en tant que Directeur que je m'adresse à vous, mais plutôt en tant que bon père de famille. Mes enfants donc, ou plutôt devrais-je dire mes jeunes demoiselles et jeunes hommes, je vous regarde ce soir et c'est avec une grande fierté et une certaine émotion contenue que je déclare ouverte la douzième Fête des Admis de notre planète. »
Des vivas et des applaudissements retentirent dans la grande salle. Le Directeur attendit que le calme revienne et reprit.
« Avant que celle-ci ne débute, il me faut cependant vous parler de certaines choses. Comme vous le savez, demain vous partirez avec vos Chasseurs respectifs. C'est à eux que vous devrez respect et obéissance. Vous les accompagnerez dans chacune de leurs tâches sauf lorsqu'il vous l'interdiront. Une nouvelle vie s'offre désormais à vous. Tout dépend ensuite de ce que vous souhaiteriez devenir. Cependant, je me dois de vous avertir. Lorsque vous aurez franchi les limites de l'atmosphère de notre planète, vous vous rendrez vite compte de l'hostilité qui s'y ressent. C'est un monde dangereux et sans pitié où chacun mène son existence au mieux pour assouvir ses désirs. Puissiez un jour, je vous le souhaite de tout mon coeur, être à même de travailler pour votre propre compte. Ne faîtes confiance qu'en vous même dans les instants les plus difficiles. Croyez-moi, je vous en prie. »
Tandis que le Directeur continuait, Meister commençait à montrer des signes d'impatience et se tourna vers Manu.
« Que fiche-t-il nom d'une R.I.P !
- La fête va commencer en effet... Il serait temps qu'il intervienne.
- Il lui faudrait peut-être un peu plus de temps.
- Nous pourrions agir de notre côté non ? hasarda Loki.
- Non non beaucoup trop risqué. Il nous faut attendre le signal, comme convenu. »
Sur cette parole finale du Pompier Fou, ses amis se turent. Ils étaient tous bien évidemment sous un état de stress mesuré. Aussi, les secondes qui défilaient leur paraissaient interminables.

« ... vais à présent demander aux Chasseurs de bien vouloir me rejoindre afin qu'ils puissent remettre les diplômes respectifs à leurs Adoptés. »
Ceux-ci se levèrent de leurs sièges et se positionnèrent à la droite du directeur, légèrement en retrait. Un écran géant de toile blanche comme on eût coutume de voir dans des cinémas d'une planète maintenant oubliée, retranscrivait en direct les événements présents.
Alors que le Directeur s'apprêtait de nouveau à prendre la parole, un bruit étouffé d'explosion se fit entendre. A l'exception de quelques curieux qui tournèrent la tête pour connaître la cause de ce bruit, la grande majorité des personnes n'y prêta attention. Le Pompier se tourna vers ses compagnons.

« C'est à notre tour de jouer. Lorsque les lumières s'éteindront, nous aurons 1 minute pour...
- Nous savons pertinemment ce que nous avons à faire coupa court son frère. »
Ainsi, comme l'avait annoncé Le Pompier Fou, les lumières éclairant la salle crépitèrent puis s'éteignirent. Dans la salle de murmures s'élevèrent mais il en fallait plus pour déstabiliser ses occupants. Aussi, à l'instar des Gardes et profitant de l'obscurité Meister fit exploser un pétard. Un toutes les 10 secondes, tel était sa mission. On entendit des cris de peur et entre bruits de chaises renversées et mouvements de panique, chacun des amis de Zelazny s'en allèrent remplir leur rôle. S'étant procuré de lunettes infrarouge ils n'avaient aucun mal à se déplacer. De plus, ils s'étaient notamment munis d'oreillettes. Ils pouvaient ainsi communiquer et se tenir informé de l'avancée des choses.

Loki et Manu avançaient l'un derrière l'autre. Ils accédèrent rapidement à la pièce d'où l'on filmait la Cérémonie. Celle-ci surplombait la Grande Salle et permettait d'avoir une vue d'ensemble. Un homme s'y trouvait. Malheureusement, la porte s'ouvrit en heurtant une canette vide.

« Qui est là ?
- Désolé Greed, mesure de sécurité oblige. »
Manu brandit son pistolaser branché sur "ondes anesthésiantes" et lança la décharge sur leur ami. Loki le rattrapa avant qu'il n'heurte le sol et le posa sur la chaise.
« Infiltration réussie. Salle des projections opérationnelle sous peu. Loki et Manu, terminé ! »

Le Pompier accompagné de Sentinelle se faufilèrent tant bien que mal entre les personnes affolées et atteignirent l'estrade où se tenaient le Directeur et les Chasseurs. Craignant une attaque contre sa personne, deux gardes du corps suivaient constamment le Directeur. Ceux-ci étaient actuellement de part et d'autre de l'homme un bras passé sous les siens. Les contournant Le Pompier et Sentinelle assenèrent en même temps un coup puissant avec une barre de métal sur la nuque des gardes. Ils s'écroulèrent instantanément entraînant dans leur chute le Directeur. Mais ils ne prirent pas la peine de la retenir.
« Gardes neutralisés. Directeur à notre merci. Le Pompier et Senti, terminé ! »

Lorsque les lumières revinrent on voyait des enfants courir, d'autres s'étaient blottis sous des tables, certains étaient tombés à la renverse. Une petite fille pleurait. La fumée des pétards explosés emplissait désormais la salle de fête de fin d'année.
C'est devant ce chaos microcosmique que Zelazny fit son apparition par un portail de téléportation situé légèrement en recul de l'estrade. S'avançant lentement, les cris cessèrent et le calme revînt, entrecoupé de temps à autres par les sanglots d'une enfant. Prenant d'un geste brusque le microphone des mains du Directeur, Zelazny s'adressa aux personnes présentes.

« Mes amis, mes frères, mes soeurs ! Me voilà ce soir parmi vous, même si je n'y ai pas été invité. »
Dans l'assistance, des paroles fusèrent :
« Encore toi !
- Mais quand arrêteras-tu donc tes conneries !
- Bon, avant toutes éventuelles remarques de votre part, écoutez moi jusqu'au bout. Après je vous laisserai déblatérer autant de remarques et d'insultes à mon égard si vous le désirez reprit Zelazny. Tout d'abord, je souhaitais m'excuser pour cette entrée en matière disons quelque peu brutale et non avenue. J'aurais aimé qu'il en soit autrement, assurément, mais certaines choses vous poussent à agir d'une certaine façon et je vous prie de croire que nous avons fait au mieux. »

A présent la salle s'était calmée et tous avaient les yeux tournés vers lui. Les Chasseurs le regardait suspicieusement mais non sans intérêt.
« Bien. À présent que j'ai votre entière attention, nous allons pouvoir débuter. Comme vous le savez, nous avons il y a deux mois environ de cela passé des examens qui ont déterminé de notre avenir. Notez l'utilisation du passé dans mes propos car en effet, un échec aux examens de fin d'année signifie un adieu pur et dur à vos ambitions, nos ambitions. C'est un premier point qu'il conviendra d'en reparler... Bref. J'imagine que pour vous, cela n'a pas grande importance. Vous avez été reçu, et pour certains avec honneur. Je ne peux que vous applaudir car vous l'avez méritez. Vos rêves vont pouvoir devenir réalité et vous avez là tout mon respect. À vos visages, je vois que vous commencez à comprendre. Pour ma part, et je suis persuadé qu'ici personne ne l'ignore, je n'ai pas eu cette chance de valider mes examens. Mes projets d'avenir, mes rêves, l'espoir peut-être de venger mes parents, vos parents... tout cela parti en fumée et à jamais. Certains doivent sûrement penser que mon côté rebelle et caractère anticonformiste a eu raison de moi. Je ne suis pas venu pour m'excuser des tords que j'ai pus causer à certains, ce serait là de l'hypocrisie, et vous en conviendrez lorsque j'aurai terminé ce discours. »

Certains commençaient à montrer des signes d'impatience mais Zelazny les rassura.

« Si tout se passe bien, j'en ai encore pour cinq petites minutes. Merci. Je disais donc que j'ai échoué là où vous avez réussi. Comme moi, vous savez tous qu'il faut un minimum de 75 points pour s'offrir l'Espace. Et bien pour couper court, 1 point de plus et j'aurais été à vos côtés entrain de festoyer ce soir. Mais le destin en a décidé autrement. A vrai dire, mon destin a été mis entre les mains de notre cher Directeur ici présent. »

Le mentionné, à présent peu soucieux du discours de Zelazny comme s'il s'était s'agit d'un énième coup du garçon pour le déstabiliser, s'agita. Une petite tape sec sur son crâne de la part de Sentinelle l'arrêta.

« Mes amis et moi même n'avons pas été dupé par cet affront direct lancé le jour de la remise des résultats. Il savait que je savais ! Il espérait seulement ce jour là que je lui fasse front, et ceci devant nos maîtres et Chasseurs. Vous me connaissez et c'est sûrement ainsi que j'aurais agi sans mes amis pour me raisonner. »
A présent des murmurent s'élevèrent dans la salle. Se tournant pour la première fois vers le Directeur, Zelazny le transperça d'un regard noir et glacé.
« Monsieur le Directeur, en cette soirée de fin d'année, je vous accuse d'avoir fomenter à mon égard mon admission aux examens passés il y a peu ! »

Se dégagent des deux garçons qui le tenaient en respect, le Directeur se redressa.
« De quel droit vous permettez vous d'entrer par effraction dans cette salle où vous n'avez nullement été convié ! Vous méritez une dure sentence mon garçon et croyez-moi que ces accusations sans fondement vont vous coûter plus que vous ne vous l'imaginez !
- Et bien si vraiment ce que nous avançons n'est pas correct, prouvez le nous ! lança Sentinelle furieux.
- Pauvre fou, vous pensez vraiment que je vais débattre avec vous ce soir alors que vous êtes plusieurs à me menacer ? Il n'y a aucune équité ici !
- Très bien, si c'est le confort qui vous manque pour votre défense reprit Zelazny, je vous en prie asseyez vous. »
D'un coup de pied rageur Zelazny envoya une chaise dans sa direction. Le Directeur l'ignora et se mit à hausser la voix.
« Bandes d'incompétents et d'ingrats ! Vous êtes dans mon établissement et ici c'est moi qui édifie les règles ! Gardes emmenez les moi tous dans la Chambre Froide !
- Vous perdez votre calme mon Directeur et j’ai bien peur que ceci ne plaidera nullement en votre faveur. De plus j'ai bien peur que vos gardes ne soient pas en état de festoyer avec nous.
- Vous regretterez votre acte jeune insouciant ! Quoi qu'il en soit vous avez toujours été un rebelle dénué de sentiments sans aucun sens du respect. Cela vous perdra, si ce n'est déjà trop tard. Vos parents auraient été déçus de vous ! Leur mort...
- FERMEZ-LA ! cria soudain Zelazny. JE VEUX BIEN VOUS ENTENDRE DIRE N'IMPORTE QUOI À MON SUJET MAIS N'INSULTEZ PAS LA MÉMOIRE DE MES PARENTS ! CAR EN CE FAISANT VOUS INSULTEZ ÉGALEMENT CELLE DE TOUT LES ENFANTS DE CETTE PLANÈTE ! »

La salle était soudain devenue muette et même le Directeur ne pipa mot.
« Vous allez à présent nous écouter ! J’ai ce soir toutes les preuves qui montrent à quel point vous vous êtes joués de nous tous ! Vous avez volontairement, et ce avec l’accord de la majorité des professeurs, refusé de me donner mon diplôme ! Et pour enfoncer le clou vous m’avez humiliez prétendant devant tous qu’il me manquait ce foutu point ! Vous vouliez des preuves et bien regardez ! REGARDEZ TOUS ! »
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Zelazny
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumière   Jeu 23 Juil - 14:50

LA CÉRÉMONIE

-suite-


Les lumières s’éteignirent une fois de plus mais aucune explosion ne vint gêner la suite des événements. L’écran géant s’alluma. On y voyait Zelazny tout habillé de noir se filmant. Ses escapades nocturnes lui avaient été bénéfiques et ce soir il le prouverait. Il chuchotait :
« Mes amis, l’heure de vérité a sonné. Ce que vous allez voir est inédit. Nous avons demandé de l’aide à notre professeur d’Electronique Optique qui nous a révélé ce qui s’était vraiment déroulé lors du relevé des notes, dans la salle des professeurs. Cependant, toutes les preuves des vrais résultats ont été brûlées. Alors notre seul moyen d’obtenir justice est d’agir dans l’illégalité – pour changer…- et de filmer notre professeur qui a demandé une entrevue avec le Directeur.»
Il se trouvait dans l’enceinte de l’école, dans une salle de classe. Au dehors il faisait nuit. Entrebâillant la porte, Zelazny s’approcha de la salle des professeurs. Lentement, très lentement il ouvrit la porte du bureau du Directeur et s’y engouffra. C’était une grande salle de 10 mètres sur 8 et le bureau se trouvait à l’autre bout de la salle. Se cachant derrière une armoire il filma la scène. Un micro avait été glissé dans la poche du veston du professeur afin d’entendre au mieux la conversation. Le vidéo quant à elle, permettait la preuve visuelle de la conversation.
« Vous avez demandé à me voir Pierre ?
- Oui monsieur le Directeur.
- Et bien je vous écoute, assoyons nous.
- Je vais être franc et direct avec vous. Je n’apprécie pas la façon dont ce sont déroulés la vérification et l’enregistrement des notes des examens. J’estime que même si cet enfant Zelazny vous a causé beaucoup de tords, il ne mérite pas votre vengeance à cet égard.
- Non mais Pierre, de quel droit vous permettez vous de critiquer mes choix. Ici le patron c’est moi non ?
- Assurément
- Et bien, vous savez ce qui se passe lorsqu’un patron n’est pas satisfait de son employé ?
- Peu m’importe. Avoir trafiqué les résultats pour ne pas laisser Zelazny l’obtention de son diplôme est tout simplement honteux ! Vous vous rendez compte de ce que vous faites ? Ce petit a validé ses examens et dans ma matière plus particulièrement il a excellé ! Vous condamnez là un enfant de ses rêves et ambitions !
- Taisez vous ! Nous en avions déjà discuté et les votes avaient débouché sur un OUI ! Je vous préviens Pierre, n’allez répétez cela à personne ! J’ai de beaux moyens de pression sur vous et vous le savez pertinemment. Vos enfants sont encore sous ma protection !
- Sous votre tutelle vous voulez dire ! Lâchez moi !
- Je vous fais confiance Pierre, je sais que vous n’en ferez rien ! Au revoir maintenant. »

La caméra bougea et on vit Zelazny rejoindre la salle de classe.
« Voilà mes amis, le Loup a parlé. Zelazny, terminé. »

Au fur et à mesure que le film avançait, le Directeur perdait de ses couleurs. D’un rouge colérique, il passa à un blanc laiteux. Lorsque la projection s’acheva et que les lumières s’allumèrent, le Directeur tenta de s’enfuir. Cependant, les Chasseurs lui barraient le chemin et l’un deux l’attrapa. Il fut suivit d’une deuxième qui le maintint avec force.
« Bandes d’incapable, j’ai été soumis à dire ça ! Ils m’ont menacé, je vous le jure ! Lâchez moi ! »

Zelazny s’avança vers le directeur prit la parole.
« Si vraiment vous avez été forcé de dire cela vous n’auriez pas menacé notre professeur lors de cette pseudo entrevue ! Premier point ! Ensuite, il nous est très vite apparu étrange que cette année les règles aient changé et qu’il nous était devenu impossible d’accéder à nos copies ! Pourquoi ? Je me le demande bien ! Enfin, cette vidéo a tout dit ! Non seulement vous vous êtes joué de nous en modifiant les notes, mais aussi vous détenez captifs les enfants du professeur car il avait été le seul à s’être opposé à vos mesures ! Je sais que je n’ai pas fait grand bien à l’école, mais vous êtes pires que moi cher Directeur ! J’ai mes principes et je sais qu’ils ne sont pas tous acceptés mais d’aucun dira que l’ignominie dont vous avez fait part, fait parti des miens ! Je sens là toute la pusillanimité qui se dégage. Vous voilà sous votre vrai jour. J’ai bien peur que ce soit la dernière fois que vous aurez le grade de Directeur. »
- Croyez qu’un jour vous le regretterez mon jeune garçon, vous et vos putains d’amis ! »

Les deux hommes qui maintenaient le Directeur regardèrent Zelazny et lui adressèrent un sourire. L’un deux, grand brun aux yeux d’un bleu électrique lui dit :
« Tu as été courageux petit. Même si d’après les rumeurs tu es un sacré garnement, il me faut dans mon équipe des gens qui ont ton audace. J’ai un ami qui serait prêt à t’entraîner afin pourquoi pas que tu puisses devenir le grand Chasseur de tes rêves. Qu’en dis-tu ? »
Zelazny écarquilla les yeux, il n’en revenait pas.
« Et bien… euh… commença t-il en balbutiant. Laissez-moi en discuter avec mes amis. »

Ceux-ci l’avaient désormais rejoint. Il les regarda un par un. Ecartant les bras, ils formèrent un petit cercle fermé tête penché vers l’avant.
« Je ne saurai vous remercier de toute l’aide que vous m’avez apporté. Sans vous, j’aurai croupi ici le restant de mes jours. J’ai l’opportunité d’évoluer et de voir mes rêves devenir réalité mais je ne sais pas ce qu’il adviendra de notre groupe…
- Tais-toi Zel, bien sûr que l’on se reverra commença Le Pompier.
- Si nous avons agis ainsi c’est parceque nous croyons en toi poursuivit Sentinelle.
- Lorsque l’on se reverra, nous serons plus forts et plus avertis enchaîna Meister.
- Merci les amis.
- L’Espace est désormais tiens à présent lui glissa Manu avec un clin d’œil.
- C’est notre première victoire Zel, et sûrement pas la dernière conclut Loki »

Un silence empli de respect fit place à tout autre discours. Ils étaient bien ensemble, ils formaient une belle équipe qui s’agrandirait sûrement dans un futur proche.

« Alors petit, ta décision ?
- C’est d’accord. Mais qui êtes-vous ? On ne sait jamais, peut-être serions nous amenés à nous rencontrer plus tard.
- Je suis Haazel Thorn et l’ami qui maintenait en place ton félon de Directeur s’appelle Néobasileus. N’oublie pas ces noms.
- Promis. Et qui sera mon Chasseur ?
- Un de nos amis. Un type répondant au nom de Ciborg IV. C’est un dur à cuir et je crois qu’il est fait pour les gars de ton genre.
- Ah d’accord. Merci »

Sur ce, il rejoignit ses amis et profita pleinement de la fête. L’avenir promettait d’être palpitant !
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